Partis à 11h (à la fraîche quoi !), j’espérais bien effectuer la moitié du trajet avant la nuit; étant entendu que rouler de nuit à moto ne m’a jamais semblé une super idée, et encore moins en voyage; avant de chercher une pousada pour la nuit. Pour le reste de la troupe, le départ du bus est fixé midi avec pour objectif une arrivée à Macapa à minuit, soit 12h plus tard.

C’était sans compter sur l’état de cette fameuse piste !

Après une bonne heure de route, le goudron a laissé place à la latérite, interrompue régulièrement par des petits pont de bois pour enjamber les nombreux cours d’eau. Le tout bordé par les grands arbres de la forêt et quelques grands dénivelés qui donnent des allures de toboggans géants. C’était beau et on trouvait ça plutôt sympa. Et puis la vision idyllique a dégénéré. Des flaques d’eau sont apparues, puis des ornières profondes, puis de la boue (à la densité variable) et enfin, histoire de clouer le tableau, il s’est mis à pleuvoir ! C’est le problème avec les trucs pas carrés, on avait bien dit qu’on était en début de saison sèche. Seulement voila, le début d’un truc ça correspond forcément à la fin d’un autre truc. Vous vous rappelez l’histoire des limites floues et imprécises ?

Bon bref, on s’est crotté (moto et passagers), enfoncés dans la boue, croisé des camions en bien plus mauvaise posture que nous, et on s’est dit que le bus aurait certainement un peu de retard…

Nous avons retrouvé du goudron autour de 17 h et une chambre moins d’une heure plus tard après s’être réapprovisionné en essence auprès de quelques maisons grâce à des bouteilles de coca reconverties en station service.

Nous ne le saurons que le lendemain, mais le bus est sorti de la piste autour de 20 h, après quelques passages scabreux, des descentes de passagers, des récupérations d’autres passagers d’un bus englué, etc. Arrivés à Macapa à 3h du mat, pendant que nous dormions…

Le lendemain, nous nous sommes tous retrouvés sur le bord de l’Amazone à la recherche du monument qui symbolise l’équateur. Un petit muret de vingt cm permet d’avoir un pied sur chaque hémisphère. Dans son prolongement, il y a un terrain de foot (bin oui, nous sommes au Brésil !) dont le milieu de terrain est marqué par l’équateur…

Marinho (c’est la gars de la pousada) est aux petits soins avec nous. Nous allons manger notre premier rodizio (grillades à volonté) en bordure du fleuve et nous renseignons pour aller à Belem, de l’autre côté de l’Amazone, soit 24h de navigation, suspendus dans nos hamacs.

Mais l’histoire des limites floues et imprécises nous poursuit. Le départ fixé à 15h aura lieu à 20h et les 24 h se transformeront en 36…

À suivre

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