Du Mans aux Alpes Mancelles

Si pour le commun des mortels, Le Mans évoque les rillettes, pour l’amateur de mécanique, la préfecture de la Sarthe est plutôt synonyme de circuit Bugatti et de la célèbre course des 24 Heures du Mans. Mais, amis motards rassurez-vous, nous vous proposons, un itinéraire qui repousse les clichés pour aller découvrir les beautés cachées de ce département, à travers une histoire riche et une géographie toujours plaisante.  Alors faites chauffer vos moteurs et laissez-vous faire pour une belle tranche de plaisir à moto.

Incontournable malgré tout, le circuit des 24 Heures du Mans est le point de départ de cet itinéraire. Un passage par le musée adjacent est fortement conseillé. On y retrouve en effet une belle rétrospective des engins qui ont marqué l’histoire de cette course mythique.

À quelques km de là, c’est un rendez-vous avec une histoire beaucoup plus ancienne que nous vous proposons. L’abbaye Royale de l’Epau, une ancienne abbaye cistercienne, ouvre ses murs et ses jardins aux amateurs d’histoire, mais aussi d’art moderne. En effet, ce lieu, un peu à l’écart du monde, est le théâtre régulier d’expositions photos, mais aussi de concerts. À proximité immédiate, c’est un bar-restaurant très récemment ouvert qui permet de savourer la quiétude d’un immense parc tout en se requinquant.

Nous sommes en périphérie du Mans, aussi pour découvrir les quartiers historiques (la cité Plantagenet), son mur d’enceinte ou la cathédrale, nous passons par le centre-ville (pause recommandée !) avant de mettre le cap au Nord vers une géographie sinueuse. C’est, en effet, essentiellement par le réseau secondaire que nous partons aborder les doux reliefs qui nous séparent des Alpes Mancelles. Une zone où la nature reprend ses droits, comme pour nous préparer au relief accidenté, mais toujours arboré, des territoires du nord : plateaux fragmentés, rivières encaissées et flancs de vallons abruptes, les Alpes Mancelles constituent une sorte d’anomalie géologique largement appréciée des randonneurs et autres amateurs de nature. Comme son nom le suggère, la sensation d’être en montagne, à travers ses routes sinueuses, se poursuit jusque dans l’architecture des villages où une pause gourmande viendra conclure avec bonheur une belle journée de moto !

 

Des rives de la Sarthe aux rives du Loir

Au fil de l’eau

Département riche par son hydrographie, la Sarthe tire son nom de la rivière éponyme qui court à travers son territoire. Voie de communication aujourd’hui essentiellement utilisée à des fins touristiques, elle présente, avec son affluent le Loir, deux vallées qui recèlent quelques trésors historiques, culturels ou naturels. Les petites routes qui les bordent constituent quant à elles, un véritable appel à chevaucher sa moto !

Sablé-sur-Sarthe est le point de départ de cet itinéraire. Or, tous les gourmands connaissaient déjà nécessairement les sablés, biscuits purs beurre, dont la ville reste fière. C’est empruntant la rive droite de la Sarthe que nous roulons vers l’Abbaye de Solesmes. Cette imposante construction, dont l’origine remonte au XIème siècle, est toujours occupée par des moines Bénédictins. Haut lieux du chant Grégorien, les amateurs de musique et/ou d’art sacré ne manqueront pas d’assister à un office chanté. Juste en contrebas de l’abbaye, un espace pique nique (avec tables) est aménagé au bord de l’eau.

Éloignons-nous momentanément de la Sarthe pour rejoindre la Vègre (un de ses affluents), à la Petite Cité de Caractère d’Asnières-sur-Vègre. Les plus curieux iront admirer les peintures murales de l’église médiévale, les autres se contenteront de la tranquillité des lieux, tout en profitant de la beauté du petit pont ou des maisons du XVème siècle. Moins de 6 km de petites routes champêtres nous séparent d’Avoise et du bord de Sarthe, que nous longeons à nouveau jusqu’à Malicorne-sur-Sarthe. Une commune célèbre pour sa faïencerie. En obliquant vers le sud, c’est cette fois le Loir que nous rejoignons. Plus étroit et plus sinueux, c’est une vallée plus sauvage que nous suivons dorénavant. Une escale au château du Lude pour profiter de son parc et de l’architecture renaissance qui prédomine, puis nous repartons vers Château-du-Loir. Une petite ville mais qui, par contraste, prend des allures de grande ville ! Alors reprenons vite des petites routes sauvages en longeant l’Yre, un affluent du Loir, en direction de Beaumont-Pied-de-Bœuf. Un village aux ruelles pentues qui nous projette subitement dans un décor de montagne. Cet endroit paisible est aussi en lisière d’une magnifique forêt, mais ça, c’est une autre histoire !

En repartant, nous roulons vers Semur-en-Vallon et son château du XVIIIème siècle, avant de découvrir celui de Montmirail qui domine la ville du haut de son promontoire. Une forteresse médiévale et son parc qui sont ouverts au public et offrent un autre beau panorama sur la région.

Enfin, La Ferté-Bernard marque la fin de cet itinéraire. Si ses canaux lui valent son surnom de « Venise de l’Ouest »,  son église du XVème siècle (Notre Dame des Marais) en dit long sur les fondations de la ville. Et même si son aspect défensif (murs d’enceinte) a progressivement disparu au fil du temps, asseyez-vous à une terrasse où vous serez tout à votre aise pour contempler ces siècles d’histoire !

De la forêt de Bercé à La Ferté-Bernard

De la forêt de Bercé, aux arbres parfois tricentenaires, jusqu’aux canaux urbains de La Ferté-Bernard, cet itinéraire vous propose de découvrir, pour une majeure partie de son parcours, un recoin peu visité du département : Le Perche Sarthois. Or, comme souvent, les lieux les plus discrets sont ceux qui réservent les plus belles et authentiques surprises !

Également nommée « la forêt de Colbert », en raison des arbres qu’il replanta pour alimenter la construction navale, la forêt de Bercé offre un patrimoine arboricole rare en Europe, qui fait désormais partie des 7 forêts d’Exception en France (Un label reçu en mars 2017). Des chênes dont les spécimens les plus vieux sont baptisés. Quelques uns sont tricentenaires et atteignent 50 m de haut. Le site en lui même est également remarquable par les dénivelés qu’il présente. L’étroit ruban de bitume ressemble alors à un toboggan géant du haut duquel on s’élance avec sensation !

À la sortie de cette forêt, faisons tout d’abord un crochet vers le sud, en direction des Jasnières. Bien connu des amateurs de vins, mais sans doute moins pour les autres, c’est en effet sur ces coteaux que poussent les vignes dont est issu le vin du même nom.  Juste à la sortie du village, et tout en haut du relief, un promontoire avec table d’orientation permet d’identifier l’ensemble du paysage offert aux regards.

Puis, nous repartons en direction de Saint Calais, par des décors de vallons, entrecoupés d’étangs et cours d’eau, saupoudrés de quelques exploitations agricoles et de villages au calme olympien. Une ancienne halle aux grains, les ruelles et les quais (classés) qui bordent l’Anille, font du centre de Saint Calais, une halte bien agréable.

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